Mimizan 2017 vu par Olivier

Mimizan : Le retour
Au fur et à mesure que la liste des récits s'affiche, vous apercevez Olivier...votre sang ne fait qu'un tour, et une envie de fermer l'onglet se fait sentir : j'avoue, j'ai pu être long lors de précédents CR. La fameuse pensée du " m****, on va devoir (encore) se farcir 5 pages" refait surface…
Que Nenni les amis, j'ai décidé de faire court pour une fois et nous ne parlerons ici que du triathlon M (bien que je suis bien content d'avoir été de la fête auprès de Dominique, de Manu et de Murielle pour faire une course à pieds improvisée sur le S en relais du matin).
Je vous passe donc la soirée houblonnée pour me concentrer sur la course, et rien que la course. 
Dimanche matin, j'avais le rêve secret de tenter une course en 2h30, avant de me raviser... (Ouais je suis un peu optimiste comme garçon...).
Après avoir mis en place le vélo, Adrien, Julien, notre fan club et moi-même nous dirigeons d'un pas détendu vers la plage (abandonnée, vu les 60 minutes d'avance que nous avons...).
Les filles nous rejoignent ainsi que les Moy's afin d’assister au spectacle ! Nous nous plaçons sur la jetée pour regarder le départ des filles : et ça part ! Vite !
La première vague homme ne tarde pas à suivre et Julien Bayon (ancien nageur pro) nous prodigue les derniers conseils de placement, de stratégie à adopter et de l'attitude que doit avoir un homme (un vrai) face à des silures de 70kgs : partir juste derrière les bons et casser les têtes ! Merci coach !
15:00 : la corne de brume sonne et on part, je me faufile un peu : il n'y a pas de baston dans notre coin, et ça avance correctement à mon goût (1 mois sans natation ça picote). Le manque d'entraînement ne se fait pas attendre, j'ai les bras défoncés avant d'atteindre la première bouée ! Je me mets à penser à ce que Julien et Adrien vont me mettre en natation...rhaaaa
Mais tant pis, je continue à mon rythme, j'essaie de bien m'orienter afin de ne pas nager de trop (feignasse inside).
Vers mi parcours, la combi se détend (!!!) et un changement total de l'eau s'opère à l'intérieur...je sais que je prends moins de place qu'avant mais quand même !!
À 300m de l'arrivée, je sens un début de crampes dans mes jambes, mollets, cuisses...je sens que si je fais des battements, ça va très mal se passer...alors je les laisse immobiles comme au début (peut-être la raison de ces crampes ? Je ne bats pas des jambes dans l'eau).
Arrivée natation, je peste déjà à monter la petite côte ensablée, je me dis que Juju et Adri ont déjà dû la franchir...c'est dur pour le moral !
Je trottine avec la sensation que le moindre effort de trop va m'arrêter net.. et là "Olive!!" C'est ce bon vieux Adri à la barbe soyeuse ! Je lui demande mon numéro de dossard (sur mon bonnet) afin que je puisse trouver mon vélo (oui c’est de la triche) c'est dire mon implication extrême ! Il a donc pitié et je me retrouve bientôt face à lui (un signe ?) dans le parc : coïncidence ? Je ne crois pas !!
 On se change, je peine à enlever la combi, me disant que le vélo va être particulièrement dur à vivre...Adrien, me dit : t'inquiètes, ça va aller...et nous partons ensemble (à côté, pas de draft !!).
Et c'est donc parti pour le vélo sous un temps de chiottes...de la terre, des aiguilles et autres herbes plein les mains sur le prolongateur, un plaisir…:D. Je mets direct un braquet ou je me trouve à l'aise (bizarre, fini les crampes...) et je vois 38-39 à ma montre, le cœur est très bas…cool ! ...je double Adrien et me fait rattraper par Nico (Papa de la bière "La Boisse").
Je ne vais pas le chercher (autant me mettre au fossé direct, vu les chances que j'ai de le suivre) mais je me surprends à rouler parfois à son allure ou à le redoubler. Au bout de quelques kilomètres, il prend son rythme et s'en va petit à petit  (je ne le reverrai plus)...et je commence à croire que je suis un peu en forme, je reprends Julien (qui ne draftait pas !!) : il a du faire une sacrée natation le bougre !
Les 10 premiers kilomètres ont été effectués à 38 de moyenne environ, et les 20 premiers ont été fait à 37.5 (ça reste humain donc, mais rapide pour moi qui n’ai jamais roulé à plus de 32.5 de moyenne seul, sur de petits parcours..)...mais je n'y crois pas...je n'y crois pas mais je continue, je change mes vitesses pour fatiguer le moins possible...je profite du paysage et chose incroyable : je double (moi qui avait passé l'année dernière un Mimizan complet à me faire doubler...).
Suivent les toboggans où je m'économise dans les montées (je double sans faire exprès), je bourre dans les descentes (pour le plaisir),je prends quelques secondes sur des freinages ou des virages, le sourire aux lèvres...Et bientôt, km36 : je commence à cramper...Je double une vétérane en ébouriffant sa coiffe et je bloque 20 mètres après : je ne peux pas tourner les jambes…Je me lève droit sur mon vélo pendant 10 secondes sans trop y croire, et...ça va mieux…je redouble la dame et je me dis que le 36 de moyenne va être jouable...tant pis pour la cap !!  
J'arrive au parc à vélo avec des doutes pour la Course à pieds mais la satisfaction d'avoir fait bon vélo (vu mon niveau et mes 1500km depuis le début de l'année) : 36 de moyenne et avec le cœur tranquille !
Je n'oublie pas le gros peloton de trou du culs qui m'est passé à côté...aucune honte, ça discutait comme dans un salon de coiffure...je ne comprendrai jamais cette philosophie...bref...
 Comme d'habitude, la transition est lente (enfin j'ai l'impression) et je me cale sur mes sensations, je veux juste profiter et y aller cool…je passe devant le tout premier ravito sans m'arrêter (j'ai assez bu sur le vélo). J’aurai auparavant eu les encouragements de Caro, Elsa et la famille Moy !
Je rattrape un Jérôme qui bougonne un peu et l'encourage !
Le parcours Cap se fera tout en gestion, comme la natation et le vélo (cardio à 152 Natation, 145 Vélo 152 Cap), je ne m'arrête à aucun ravitaillement, tous les voyants sont au vert.
Pas d'attaque à 3.10/km, j'ai appliqué les conseils : fais pas le bourrin, tout ira bien...une course à pieds en 4.33/km, bien lointaine des allures d'un 10 sec (plutôt 3.50-55) mais un plaisir immense de profiter de chaque kilomètre, sans douleurs...avec les cris de la foule en délire bien sûr !
L'arrivée a été faite en accélérant comme à l'accoutumée, mais sans excès... (j’ai pas voulu rentrer dans un mec sur le petit pont de l’arrivée :D). Une fraicheur à l’arrivée que je n’ai jamais eue avant…incroyable !
Un chrono de 2.21.56 à ma montre (on verra le chrono off), et une course où pour la première fois, je suis vraiment content à l’arrivée (pas juste parce que c’est la fin...). Un peu d'émotion dans la voiture au retour : un temps que je ne croyais pas possible qui me montre que finalement, tout est possible…et plus encore.
Temps montre : 2.21.56
Natation sec : 25.28
Vélo sec : 1.06.31
Cap sec : 43.40
 
Temps Officiel avec transitions Mimizan 2017 : 2.21.55
Natation : 29.33 (la bonne transition de 4 minutes avec Adrien :D)
Vélo : 1.08.48 (transition longue encore...)
Cap : 43.34 (j’ai du arrêter ma montre plus tard :D)
 
Temps Officiel avec transitions Mimizan 2016 (pour comparer) : 2.51.46
Natation : 31.51
Vélo : 1.27.59
Cap : 51.56
Bilan 2017 vs 2016 : bhen j’ai gagné 30 minutes :D
Allez, les 2.15 l’année prochaine !!! :D
Merci à toutes et tous pour ce super week -end, les encouragements et les vannes bien senties ;o)
 
 
Olive

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