Tri Socoa vu par Emilien

A mon tour pour un CR du tri de socoa.

C’est parti pour un nouveau triathlon, avec cette fois le draft autorisé c’est une première et je stresse par rapport au vélo en paquet.

Donc départ samedi en famille, tout le monde et heureux les affaires sont prêtes la route se passe nickel, en arrivant le soleil est de la partie, COOL ça promet une superbe course.

Récupération des dossards, le stress monte comme d’habitude même si ce n’est qu’une course que pour le plaisir, je croise Thierry qui est chaud patate. Maintenant il faut se préparer et surtout ne rien oublier, donc dernier check up avant de rejoindre le parc à vélo. Petit passage au tatouage comme pour marquer les animaux cette fois le stress monte de plus en plus en voyant tout le monde arriver et envahir le parc à vélo.

Je retrouve David avec sa petite famille et Romain, on est tout sourire et prêt à s’éclater dans tous les sens du terme. La combi enfilée on se positionne sur la ligne de départ, tout le monde est posté sur la gauche à cause du virage à droite en bout de ligne droite, et nous on se positionne au milieu pour en découdre à coup de pied et de poing. Le départ est donné, comme prévu c’est la bagarre dans la mousse, premier arrêt au bout d’une centaine de mètre et oui l’eau salée dans les lunettes ça pique les yeux. Deuxième arrêt quelques centaine de mètres plus loin pour le même problème, il faut que je m’extirpe de cette mélasse humaine, je suis en train de peter les plombs et ce n’est pas bon. Fin du premier tour avec la sortie à l’australienne, petit coup d’œil sur la montre, 750m en 14min et des brouettes le bras lourds et pas les jambes pour relancer avant de rentrer dans l’eau. Ce n’est pas grave on va s’appliquer sur la nage au deuxième tour afin de faire mieux. La fille indienne commence à se dessiner ça me va, sauf que les deux poulets qui me collent à droite et à gauche ne nagent pas droit. Bon dernière ligne droite et petite accélération afin de finir cette partie de nage avec le soleil de face.

Comme d’habitude la transition se passe bien, j’ai David en face qui récupère son vélo aussi et c’est parti pour le toboggan basque. Je pars fort grand plateau plein de courage, première côte ça passe, deuxième ça commence à piquer, David me double tout en légèreté ça met un coup au moral mais bon la course est longue. Les descentes à fond, des groupes se forment mais impossible de prendre les roues dans les côtes, au final se sera comme on peut dans les côtes et au taquet dans les descentes pour revenir sur les personnes devant. Il y a trois boucles, à chaque tour sur le virage au niveau de l’arrivée c’est l’effervescence des encouragements ça fait du bien au moral donc aux jambes. On se croise tous et s’encourage Romain et David sont pas loin devant mais pas possible de pouvoir revenir on verra bien à la course à pied donc je me mets dans le rouge clair. Je profite de la superbe vue avec couché de soleil sur l’atlantique dans les côtes, puis tête dans le guidon dans les descentes. Dernier tour les jambes sont brulantes donc la dernière descente sera faite en moulinant pour détendre les gambettes.

Et voilà ma deuxième transition comme d’habitude ça va vite sauf que je ne retrouve pas mon numéro, et oui David a posé son vélo à ma place, donc c’est la couleur de mes chaussures qui me sauve le vert fluo ça aide. Donc c’est parti pour 10km, les premières sensations sont bonnes je croise Thierry qui encourage les courgettes puis Romain et David juste avant le demi-tour, on n’est pas loin les uns des autres. Romain m’a l’air cuit et David toujours aussi frais dans sa foulée, on verra bien comment ça va se dérouler. La côte avant le retour vers le demi-tour de la ligne d’arrivée ne passe pas les cuisses se gorge, il va falloir se détendre, la montre annonce 4min38 de moyenne au niveau du demi-tour il va falloir accélérer pour le second tour. Mais pas possible les pieds sont brulant le pas devient lourd on dirait un mammouth à chaque foulée. Pour ne plus penser aux douleurs on fait le guignol avec les personnes de l’organisation et les supporters. Je double Romain en l’encourageant car il en chie un max, détend toi mon grand !! Le dernier demi-tour approche, et David s’éloigne de plus en plus, donc c’est mort pour revenir dessus. Et voilà la ligne d’arrivée qui se dessine enfin ça fait du bien. Au final 2h33min et des brouettes, avec un énorme joie d’avoir fait ce triathlon qui est vraiment beau et bien c’est à refaire avec plaisir surtout avec ce superbe temps ensoleillé.

Aplus pour de nouvelles aventures,

Emilien

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