Ironman Hourtin "Frenchman" vu par Gérald

Bonjour à tous, allez je me lance pour un petit CR du triathlon XXL d’Hourtin.
 
Arrivée la veille, pour récupérer le dossard(avec un sac de sport et une bouteille de vin) et pour poser le vélo et les sacs de transition. Il est temps d’assister au briefing en compagnie de Damien et Daniel. L’organisateur Benjamin Samson fait un vrai show durant 45mn, ce mec sort d’une autre planète, ça fait du bien, on sort tous de là avec le sourire. Direction le plat de pâte puis petite balade digestive sur le port, l’endroit est plutôt sympa.
 
Après un sommeil difficile, levé à 4h du mat pour un bon p’tit déj, je suis moins stressé que je pensais(mais je le suis quand même), je retourne au Parc à Vélo pour y déposer les affaires persos puis direction le port à 6h15 pour prendre les Bus qui nous emmènent de l’autre coté du Lac. On arrive vers 6h45, je retrouve Daniel qui a toujours l’air cool et relâché, on a juste le temps de faire un petit plongeon histoire de se mettre à température, l’eau est un peu fraiche au début et puis ça va, on a connu pire.
 
7h00, c’est parti ! On est 350 à plonger, je rentre dans l’eau en marchant afin d’éviter la baston, puis tout le monde se disperse, étant donné que cette natation est une grande ligne droite, il y a des nageurs sur une grande largeur où chacun peut évoluer à son rythme sans se frotter aux autres, c’est plutôt rassurant pour le nageur que je suis, je ne panique pas et trouve rapidement mon rythme. Bon, c’est un vrai rythme de “sénateurs” mais n’ayant jamais nager cette distance, je ne veux pas me mettre dans le rouge, ni dans le orange d’ailleurs. Au bout d’une heure, on bifurque dans le port, direction plein Est, avec le soleil levant et la buée dans les lunettes, je ne vois plus rien, j’y vais à l’aveugle, je perds beaucoup de temps, panique un peu et chope quelques crampes aux mollets. Je me dis que les autres doivent avoir le même problème, mais je me fais doubler, alors je chope des pieds et essaie de les suivre. Le dernier quart d’heure se résumera donc à lever la tête trouver un nageur et le suivre, galère.
 
La fin de la natation arrive enfin et c’est un énorme soulagement pour moi, j’arrive enfin à T1 et je vais enfin pouvoir poser les pieds sur le sol, et là c’est beaucoup plus compliqué que ça en a l’air, la tête tourne mais tourne vraiment, je ne suis pas le seul à tituber, impossible de courir pour rallier la tente de transition, ça fini par passer, je chope mon 1er sac et commence à me changer. Nettoyage et essuyage des pieds, chaussettes, chaussures puis maillot avec toutes les barres énergétiques qui vont bien. Je vais chercher le vélo, mets le casque et je pars. Un arbitre m’arrête “où est votre dossard ?” Merde, je l’ai laissé sur le guidon, je le mets en me précipitant devant l’arbitre et je casse une attache, je n’en ai plus que 2 sur 3, l’arbitre me regarde et me fait signe d’y aller, ouf, c’est parti pour le vélo, je sors du Parc en 206ème position.
 
3 boucles de 60 bornes nous attendent, le vent est léger, le bitume est bien, je me sens super bien, j’ai envie d’appuyer mais préfère en garder sous la pédale(j’en connais au club qui devrait en faire autant...). Je vois des avions passer, je les ignore et continue à mon rythme, encore une fois je n’ai aucune idée de la moyenne que je peux être capable de faire sur cette distance, tout se fait donc aux sensations et elles sont plutôt bonnes. Je pense à m’hydrater et à m’alimenter et tout se passe bien sur cette première boucle, je passe au 60ème Km en 184ème position. La deuxième boucle sera identique à la première et je gagne encore 16 places et enfin la dernière boucle est un petit peu plus difficile mais ça va. Je double Daniel, on s’encourage, je ne suis pas vider, j’ai encore de l’énergie, je double pas mal de vélo sur cette dernière boucle, je pense qu’ils sont nombreux à être partis trop vite, le parcours s’y prête mais faut savoir se raisonner. Je croise aussi Damien avant de rallier l’arrivée, je trouve qu’il a ralenti, je le reverrai à la course à pied pour l’encourager. je finis le vélo à la 141ème place et suis prêt pour aller courir (j’ai bien dit courir pas faire un marathon).
 
J’arrive en T2 avec un bon moral, je prends encore le temps de me changer, boire, manger, je change de chaussette histoire d’être bien au sec et c’est parti pour la CAP.
 
Le début du marathon se passe bien, je cours à 12 à l’heure et je sais très bien que cette vitesse va diminuer mais je ne sais pas encore quand. Hé bien très rapidement en fait, vous connaissez le mur du 15ème Km sur Marathon ? Hé bien jusqu’à ce WE je ne connaissais pas non plus, c’est un peu rapide pour prendre le mur, inutile de vous dire que les 25 derniers Kms seront très dures, il faut un bon mental.  Daniel me double, non me dépose, au dixième kilo, il m’impressionne, il a une foulée incroyable, comment il fait ? On s’encourage à chaque fois qu’on se croise, c’est cool. Je continue à mon rythme qui diminue tout doucement. Je m’arrête à chaque ravito qui se trouve tous les 2 kms. Je commence par prendre de la boisson iso + des gels que j’ai dans les poches mais au bout d’une heure et demi, j’ai des nausées et ne peut plus rien avaler, je finirai au coca(pour info, j’aime pas ça mais j’en ai bu pendant 2h), c’est la seule boisson qui me stabilise l’estomac. Je passe au semi en 112ème position. Les derniers kilomètres se feront avec des crampes un peu partout (les 2 mollets, l’intérieur des cuisses, etc...), obliger de s’arrêter, de s’étirer, de repartir et cela plusieurs fois. La chaleur est impressionnante cet après-midi, le temps est lourd, pas les meilleurs conditions pour courir un marathon. Je vois Damien avant d’arriver, il est mal, plié en deux sur le coté, je l’encourage une dernière fois en lui disant d’aller au bout.
 
Je vois enfin l’arrivée et le tapis rouge, prends mes enfants par la main et profite des derniers mètres. Je mettrai quand même quelques minutes à reprendre mes esprits.
Super content d’être aller au bout, je suis au final 103ème et très satisfait, tout l’entrainement effectué, l’investissement, le temps passé sur les routes et à la piscine n’aura pas servi à rien.
c’était mon premier mais je suis quasi sur que j’en referai(en changeant des petites choses dans la prépa).

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