Mimizan 2016 vu par Julien

Jour J 

Réveil:

Nous y sommes, dimanche 15 mai, jour de mon premier triathlon. 

Il est 6h30 du matin et j'ouvre les yeux.

Mon état de stress est à son maximum, je tourne, je vire mais rien à faire je n'arriverai pas à me rendormir.

6h45, je me lève. Une fois mon petit déjeuner englouti je guette l'arrivé du fameux caca dont m'a tant parlé Giaco. Finalement, il ne pointera jamais le bout de son nez, peut-être trop stressé lui aussi par cette journée.

Je vérifie pour la 15ème fois ma check-list, je tourne, je vire, j'ai l'impression qu'aujourd'hui je passe mon permis!
Pour m'occuper, et calmer un peu mes nerfs, je vais même pousser le vice jusqu'à faire les vitres de chez moi à 8 heures du mat ! Cherchez l'erreur!

La maison se réveille doucement, je traîne, le temps passe et j'entends une voix par la fenêtre. Je jette un œil et je vois Claude, mon covoitureur de la journée, déjà en tri fonction, vélo rutilant, tous son matos sorti.
Merde ! Moi qui étais persuadé d'être prêt avant lui me voilà maintenant à la bourre.

Chargement et trajet :

Après quelques blagues de Claude pour me détendre un peu on fini par charger la voiture et par partir avec 20 minutes de retard sur l'horaire prévu initialement.

Ça y est ! Nous sommes en chemin, Claude conduit prudemment à la vue du peu de points qu'il lui reste sur son permis. J'avais prévu un temps de route avec une moyenne plus élevée et j'ai peur qu'on arrive à la bourre surtout que je vois la sortie direction Bayonne sur la rocade passée sous mon nez... ! ! ! : 

" - Moi : Claude pour aller à Mimizan c'est bien l'autoroute direction Bayonne qu'on prend non ?
    Claude (dubitatif) : Heu... oui il me semble 
    Moi : Ben ont vient juste de la passer, il faut faire demi-tour... " 

Claude en voiture c'est un peu comme sur le vélo. Il discute beaucoup et, comme ceux qui ont déjà fait du vélo avec lui le savent, il zig-zag un peu de temps en temps! (Je te taquine Claude)

Demi-tour effectué, nous voilà sur la bonne route et là : bouchons ! ! ! 

Ça commence sérieusement à me gonfler ! ! ! 
Nous finissons tout de même par rouler. Les kilomètres défilent. Claude discute toujours autant mais pour le coup, je veille à ce qu'on ne loupe pas la sortie Mimizan.

Nous voilà arrivés au lac. Je trouve bizarre de ne voir personne. Pas un chat ! Je commence à comprendre qu'en fait nous sommes à l'opposé de là où nous devrions être ! ! 
Bref, après avoir demandé notre chemin nous finissons par arriver à destination.

Préparations parc 1 et 2 :

Là, je croise rapidement Nico, Ludo et Flavien que je salue et bizarrement je me sens de moins en moins stressé.

Après le retrait du dossard on rejoint toutes les courgettes pour un petit pic-nique . Moment de détente avant la tempête.

Après avoir déposé les chaussures au second parc, et entre 2,3 péripéties, nous voilà revenus au parc a vélos à 40 minutes du départ de la première vague dont je fais partie. Je me dépêche de tout prendre, d'installer mon vélo dans le parc où je me fais refouler pour non port du casque.
Une fois terminé, je regarde l'heure et je me rends compte qu'il ne va pas falloir que je traîne. 
Je décide d'enfiler ma combi et de partir en trottinant jusqu'au départ. Je croise Pierre qui me dit de bien repérer où se trouve mon vélo, conseil qui ma été très utile par la suite.

Arrivé au bord du lac, je croise encore quelques têtes connues. Ça fais plaisir! Je m'approche timidement de l'eau, me voilà au milieu de tout ce beau monde, prêt a me faire remuer. Je me mouille, je nage un peu et attends le départ . Bizarrement plus aucun stress.    

Le Départ:

C'est parti! 

Pour éviter d'en prendre plein la tête je me suis mis sur la droite. Il n'y a pas trop de monde, j'ai l'impression que c'est le coin des noobs. Je suis donc à ma place.
Je me rends compte que ce qui m'effrayé le plus, finalement se passe plutôt bien.
J'essaie de poser ma nage comme on dit, en fait je fais comme je peux. Mis à part un zigznageur qui m'a un peu mis des bâtons dans les "roues", tout est normal.
Je vois l'arrivé, je sens que je peux enfin poser le pied à terre. Et là, c'est le choc. Une sensation hyper bizarre. La seule chose dont tu as envie à ce moment précis, c'est de t'allonger sur le sable. Mais non il faut courir et enlever sa combinaison (d'ailleurs si quelqu'un a trouvé une paire de lunettes zog's blanches dans le sable c'est les miennes!) 

Vite, rejoindre le parc, trouver son vélo en 5 secondes (merci Pierre), s'équiper, ne rien oublier. Aller hop! c'est parti pour 40 kms de vélo.

Le vélo :

Alors le vélo, comment dire?!

Au début, je me suis surpris. Les jambes tournent, je roule plutôt pas mal, j'en profite pour boire un coup, je mange j'essaie de ne pas trop en faire, de trouver un petit rythme pour garder des forces. 
Les premiers kilomètres défilent et là Bim du vent ! Du vent ! Du vent !

D'habitude, je chope une roue, surtout celle d'Arnaud -qui d'ailleurs ne tardera pas à me doubler en m'encouragant- je reste derrière et ça le fait, mais la hé! hé! hé! Je suis tout seul. 

J'ai compris que drafter est interdit, pourtant je vois des groupes me doubler en mode CLM par équipe. Le pire c'est que je suis incapable de les suivre. Et cela même si je réussis à choper une roue au passage! De toute façon : c'est interdit, c'est interdit!

J'ai galéré, mais j'ai pas pris une roue! 

Donc, je suis sur mon vélo et je commence à avoir mal à l'estomac, limite à vomir, je me demande comment  je vais bien pouvoir courir après ça !? 
Et là, en plus du vent des côtes, des faux plats!  Ça tombe bien j'adore ça!
Je me demande de plus en plus si je vais être capable de courir après !
Je me fais doubler par des avions, je suis impressionné.Parmi eux, je vois Rémi et d'autres courgettes comme Patou que j'encourage.

Je finis la partie vélo tranquillement histoire de récupérer pour la CAP. 

Me voilà arrivé dans le parc, je pose le vélo et me mets à courir.

Course à pieds:

Me voilà sur la CAP et j'ai à peine fait 100 mètres que je me demande déjà si je vais être capable de finir les 9.9 kms qui restent. 

Je me résonne rapidement et me dis que l'abandon n'est certainement pas une option.
Au bout de 2 km je me dis que je n'y arriverai jamais. Je m'arrête pour boire un coca, un peu d'eau et je repars. Et la Bim ! ! ! Douleur au genoux. Comme une pointe qui m'empêche de courir. Comme si j'avais besoin de ça... 

Je désespère, je peste et je croise Pierre qui me claque la fesse, Marie qui m'encourage, Ludo, son frère aussi et ça me rebooste le moral! Je croise aussi Flavien qui court tout seul de l'autre coté de la route. Le mec se fait un petit footing à l'aise!

Finish:

Enfin, il ne me reste plus beaucoup à parcourir. Les spectateurs ne sont pas tous d'accords : certains disent 900 m, d'autres 200 m. C'est quand même pas la même chose !  Comment on peut se tromper de 700 m ? 

Je finis par enfin franchir la ligne d'arrivée.

Je suis super content de ne pas avoir lâché, je m'en serai voulu.

A l'arrivée je recroise Arnaud, Nico, Pierre, Ludo, David, Romain et d'autres qui me félicitent chaleureusement et ça, ça fait du bien.

Merci a tous ceux qui étaient présents sur le bord de route ou que j'ai croisé, qui m'ont doublé durant l'épreuve. C'est grâce à vous tous que j'ai réussi à faire et finir ce tri. Surtout que depuis septembre dernier je n'avais pas prévu de me lancer sur un M cette année.

J'en ai chié mais j'ai aimé. 

Ça ma aussi permis de voir qu'il fallait que je m'entraîne plus et mieux pour faire tomber ce satané chrono. Parce que selon moi, 3h02 c'est quand même pourri ! 

Mon amie sera ravie de cette nouvelle résolution j'en suis certain!!! :)

Ps: Merci à Claude pour le covoiturage et la maxi bière après l'arrivée.

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