Lacanau 2016 le Half vu par Jacques alias Giaco Minou

Désolé pour le délai de gestation mais comme dirait Pierre, à deux doigts, c’est pas facile!!!

 

 

Au fur et à mesure que la date approche, une mélange de sentiments contradictoires se bousculent, de l’excitation, de l’impatience, de l’appréhension voire de la peur.

Les trois derniers jours sont « intestinalement » très éprouvants, la peur prend le dessus.

 

Jour J arrive et forcément le stress d’avoir oublié quelque chose de cette fameuse check-list soigneusement préparée la veille… tout a l’air prêt!

J’ai bien écouté les conseils avisés, j’ai observé.

Je sais que je suis physiquement au point, mais je n’ai aucune idée de la réaction de mon corps aux enchainements.

 

Arrivé sur place, je suis rassuré de retrouvé Nono, Pierrot et Walter au retrait des dossards, ça rigole et ça me détend un peu… Juste un peu, le ventre gargouille toujours!

 

Marie, malgré son petit détour vers Arcachon, est à l’heure et m’accompagne au parc à vélo.

Ça commence bien, on rentre par derrière, histoire de se faire remarquer par les arbitres.

« Monsieur le casque sur la tête, attaché, le porte dossard mis… C’est votre premier triathlon »… Perspicace l’arbitre.

 

Le départ approche, je vais sur la plage, je veux me mettre à l’extérieur pour ne pas faire connaissance avec la fameuse machine à laver, mais ça va pas être possible, la zone de départ a été limitée.

 

L’échauffement s’est résumé à un petit plouf pour prendre la température de l’eau, j’ai pas envie de faire 100 m de plus!

 

Le départ est donné, ça court dans l’eau devant, je suis comme un mouton jusqu’à ce qu’on est plus pied, je plonge, je commence à nager, il y a des vagues, je ne suis pas à l’aise. Je veux voir où est la bouée et je bois la tasse… Là, je l’avoue, c’est la panique, la peur même, tous ces nageurs devant, à côté et derrière, je me sens mal. Je m’arrête et je pense à faire demi tour puis non, je pars en brasse, je n’ai pas fait tous ces entrainements pour renoncer, et par fierté aussi. Encore quelques brassées pour me détendre et puis je m’allonge et c’est parti, je suis lent mais j’ai réussi à poser ma nage et c’est agréable.

 

T1, j’arrive au parc à vélo, rempli de courgettes, c’est sympa, on s’encourage, on plaisante… Et je vois le vélo au sandwich, celui de Marie! Punaise, le parpaing est sortie de l’eau devant Marie, ça va chambrer Marie!

 

 

 

 

La partie vélo est un régal, je maîtrise le parcours reconnu deux jours plus tôt, et je sais que les jambes tournent bien. Je double beaucoup, c’est l’avantage de sortir loin de l’eau.

Je ne regarde pas trop le compteur mais je sais que ça va vite.

Je regarde avec perplexité les pelotons qui se forment et ça drafte à fond.

C’est pas grave, je fais ma course, je ne veux surtout pas prendre de carton, alors je roule en plein milieu de la route.

Prudemment et surtout grâce à des conseils pertinents, je décide de lever le pied les 10 derniers km pour préparer la partie càp, je suis persuadé que c’était la bonne option.

 

 

T2, je change de chaussettes et c’est parti pour les 3 boucles et un semi marathon.

Je pars à l’aveugle, la Garmin est dans la poche, je veux courir aux sensations, je me fais doubler, mais je reste concentré, je sens que si j’accélère un peu je risque d’exploser.

Je croise des courgettes, on se tape dans la main, on s’encourage, un bel esprit d’équipe

Gérald me double, me lance un petit mot sympa, je suis dans le dur… Puis ce diable de Daniel me dépose proprement avec une petite tape au cul, impressionnante son allure.

Dernier tour, ça va le faire, je vais finir d’autant qu’une motivation inespérée apparait, la silhouette de cette grande gigue de Nono se profile… Je vais le croquer. 

Comme je n’ai pas pu le faire à Marie comme prévu, je claque la fesse gauche de nono, c’est pas pareil…

La ligne d’arrivée me tend maintenant les bras, et j’ai des frissons en la passant.

Je n’ai aucune idée de mon chrono global mais je suis content de moi, j’ai fini, fatigué mais pas épuisé. 

Une belle accolade de Nono à l’arrivée, un rapide petit débriefing autour d’une Grim bien méritée…. Et Marie qui disparait à ce moment là, incroyable!

 

C’était fou de commencer par un half, mais comme je suis très fou, rendez-vous à Baudreix!

 

Avant ça, je vais m’amuser avec mes courgettes à Mimizan ce week-end.

La bise

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